Agenda

8 événements

  • 22 avril 2015

    Le 22 avril, à l’appel du collectif Prenons la Ville, réunion contre l’épuration sociale en cours dans le Bas-Montreuil et dans le quartier des Coutures à Bagnolet, où des projets de rénovation-spéculation font exploser les loyers et mettent à la rue les habitants les moins fortunés. De 16h30 à 19h au Rémouleur, 106 rue Victor Hugo, Bagnolet (M° Robespierre ou Gallieni).

  • 30 avril 2015

    Le 30 avril, soirée d’information sur les armes de la police (matraques perfectionnées, flashballs, LBD40, grenades de désencerclement, grenades assourdissantes et aveuglantes, canons à sons et canons à eau...) : où elles sont fabriquées, à quoi elles servent, comment leur résister. A 19h30, café Michèle-Firk, La Parole errante, 9 rue François Debergue, Montreuil (M° Croix-de-Chavaux).

  • 4 mai 2015

    Le 4 mai, réunion à l’invitation du collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration pour s’entraider face au chaos des bureaucraties et au flicage des usagers, pour s’organiser, riposter et débloquer les dossiers en souffrance (CAF, Pole emploi, MSA…). A 14h, au Palmier, 59 avenue Foch, Saint-Girons.

  • 9 mai 2015

    REPRENONS L’INITIATIVE CONTRE LES POLITIQUES DE RACIALISATION !

    Comme toutes les formes de domination, le racisme est un rapport social qui s’adapte aux évolutions des contextes économiques, politiques et idéologiques. Il faut donc en tirer les conséquences dans nos luttes.

    Si le racisme biologique n’a pas disparu, le racisme culturel gagne en importance. Aussi le racisme n’est-il pas seulement une affaire de couleur de peau : d’un côté, la négrophobie se dit souvent aujourd’hui en termes culturels ; de l’autre, l’islamophobie vise tout autant les convertis que les Français « issus de l’immigration ». Le racisme joue de ces ambiguïtés, en glissant constamment d’un registre à l’autre – racial, religieux, culturel… C’est ainsi que l’antisémitisme s’appuie moins aujourd’hui sur la religion ou même la racisation, et davantage sur des stéréotypes inséparablement culturels et politiques.

    Il importe donc de repenser l’antiracisme en le définissant, non pas de manière intemporelle, mais à partir de notre actualité. On ne peut plus se contenter aujourd’hui de combattre le Front national, comme on le faisait dans les années 1980 – même si (et justement parce que) la menace se rapproche. En effet, le racisme ne se réduit pas à des idéologies. Il est aussi inscrit, selon une deuxième logique, dans des pratiques quotidiennes de discriminations raciales qui structurent nos sociétés : elles sont désormais le plus souvent systémiques et quasi-systématiques.

    Mais il y a plus : nous mesurons aujourd’hui pleinement l’importance d’une troisième dimension du racisme : les politiques publiques y jouent un rôle crucial. Bien sûr, elles peuvent combattre les discours et les discriminations racistes ; mais elles peuvent aussi les autoriser – non seulement en les tolérant, voire en les attisant, mais aussi en produisant les conditions sociales qui les nourrissent. On en voit la forme exacerbée dans la politique à l’égard des Rroms : le racisme d’en bas se nourrit de la racialisation d’en haut. À propos d’immigration, on parle depuis des années d’une xénophobie d’État ; il convient de parler aussi de racisme d’État avec ce qu’il faut bien appeler des politiques de racialisation, et sous sa forme la plus brutale, à l’égard des Roms, une politique de la race.

    Un antiracisme qui ne prendrait pas en compte ces trois aspects serait non seulement incapable de faire reculer le rapport social raciste qui se répand en France mais contribuerait à le renforcer. Le racisme ne cesse de se renouveler ; l’antiracisme doit en faire autant : à nous de reprendre l’initiative. Et pour commencer, il nous faut débattre et agir ensemble, faire sauter des verrous idéologiques pour bâtir des coalitions.

    Une première plénière permettra de poser ensemble ces questions pour ébaucher un langage politique commun. On y confrontera les expériences, mais aussi les analyses de celles et ceux qui s’engagent, souvent depuis longtemps, dans ces combats pour les droits des sans-papiers et des Français racisés – Maghrébins, Noirs, Rroms, musulmans, confronté-e-s aux violences policières ou aux discriminations à l’embauche, exclu-e-s de la représentation politique et culturelle, etc. On mettra à l’épreuve la notion transversale de politique de racialisation. L’après-midi, deux ateliers prolongeront la discussion dans deux directions complémentaires : le combat idéologique, d’une part, et les mobilisations militantes, d’autre part. La plénière qui conclura la journée, avant une soirée festive, rendra compte de ces travaux pour envisager des formes d’action collective prolongeant cette journée : au-delà du Forum, nous comptons bien reprendre l’initiative.

    Reprendre l’initiative, c’est définir ensemble l’antiracisme dont nous avons besoin pour réagir. Il est temps de dire la responsabilité des responsables politiques. À les entendre, nos gouvernants ne font que refléter le racisme social ; en réalité, ce sont leurs politiques de racialisation qui l’alimentent. Il faut donc repolitiser l’antiracisme.

    PROGRAMME :

    9H30 Accueil, inscriptions

    10H—13H
    PLÉNIÈRE : DE QUEL ANTIRACISME AVONS-NOUS BESOIN AUJOURD’HUI  ?
    Prises de paroles d’animateurs de collectifs en lutte : Zouina Meddour, Salah Amokrane, Laurent Levy, Nacer El Idrissi, Saimir Mille , Abdelaziz Chaambi, Michèle Sibony, Fatou, Hamé, Saïd Bouamama, Farid El Yamni, Almamy Kanouté, Farid Bennaï, Aloune Traore, Claudia Charles, Denis Godard, Idrissa Sy, M’hamed K’haki ….
    L’islamophobie légitimée par l’État depuis les débats qui ont accompagné l’adoption de la loi sur les signes religieux en 2004, la négrophobie défendue par un président de la République depuis le discours de= Dakar de 2007, la Rromophobie encouragée par les ministres de l’intérieur des majorités successives, etc. : un seuil qualitatif est franchi dans le développement d’une politique de racialisation impulsée par l’État qui peut d’ailleurs la déléguer ensuite aux collectivités locales. Ces discours ont des conséquences bien réelles : on voit les effets de cette politique dans la hausse des agressions et crimes racistes.

    13H—14H30 Pause déjeuner

    14H30—17H
    ATELIERS : POUR UN ANTIRACISME DE COMBAT
    Animés par Said Bouamama, Eric Fassin, Nacira Guenif, Pauline Picot, Serge Guichard, Zouina Meddour et Saimir Mille.
    → Atelier 1 : Le combat idéologique
    Quels sont les verrous de la pensée qui entravent la force d’un mouvement antiraciste à la hauteur des enjeux politiques pour résister aux illusions et aux dangers de l’intégrationnisme, de la thématique du “racisme anti-blanc”, de l’antiracisme moral, etc.  ? Comment mener un combat idéologique efficace contre les nouvelles figures du racisme  ? Quels outils pour ce combat  ?
    → Atelier 2 : Les mobilisations militantes
    Quelles mobilisations militantes contre les nouvelles formes de racisme  ? Quelles mobilisations spécifiques sur chaque forme de racisme mais aussi quelle convergence construire  ? Quelles luttes développer contre la racialisation d’État et la politique de la race municipalisée qui en découle  ? Quelles alliances égalitaires avec les mouvements actuels ou futurs des racisés  ? Quelle initiative centrale de visibilisation politique de Reprenons l’initiative  ?

    17H—17H30 Pause café

    17H30—19H30
    PLÉNIÈRE : AGIR À LA HAUTEUR DES ENJEUX
    Animée par Said Bouamama, Michel Sibony et Serge Guichard
    → Restitution des ateliers
    → Quelles actions communes avec quels objectifs et quelles échéances  ?

    19h30 Pause dîner (sandwich)

    20h30—22h30
    SOIRÉE MUSICALE :
    ORIGINES CONTRÔLÉES EN CONCERT
    AVEC LA PARTICIPATION DE HAMÉ

    Page facebook : https://www.facebook.com/events/1564087033854650/
    Préinscription pour la journée et le concert c’est ici : forum.inscription09@gmail.com

  • 29 mai 2015

    La première édition du Festival Ciné Palestine se tiendra du 29 mai au 7 juin, à Paris et en Seine-Saint-Denis.

    - sur Paris : du 29 au 1er Juin (8 séances)
    - sur Saint Denis du 2 au 5 juin (3 séances)
    - sur Aubervilliers du 6 au 7 juin (5 séances + soirée festive avec Osloob et Naïssam Jalal)
    Ici pour visionner le teaser

    Ici, pour télécharger le programme en format pdf

    La page d’accueil du site du festival

    La campagne de financement en ligne