Mise au point

Beaucoup de confusions sont nées de la mise en page de notre Appel contre les violences policières dans Libération.

Espérant que la publication simultanée de plusieurs textes populariserait la lutte contre ces violences auprès du plus grand nombre, nous avons accepté que notre Appel paraisse en Une de Libération accolé à un autre texte. Malheureusement, la juxtaposition-amalgame de ces deux textes et de leur signatures respectives en Une du quotidien induit pour tous les lecteurs une grande confusion, normale et des plus logiques.

Autre très mauvaise surprise de Libération, nos signataires avaient apporté leur soutien à un texte intitulé :
Appel des artistes contre l’impunité des violences policières
« La mort d’Adama Traoré nous concerne tous »

Or, ces titre et surtitre ont été remplacés sans notre accord par une citation du texte, accroissant l’amalgame entre les deux tribunes et leurs signataires. Nous ignorions qu’une rédaction pouvait imposer à son gré un changement de titre pour un appel déjà signé par plus d’une centaine de personnalités publiques. Le titre originel a toutefois été rétabli sur le site web du journal.

Cela étant, notre Appel continuera de vivre en récoltant de nombreuses signatures, hors agenda politique et à l’abri de toutes les tentatives de récupération. C’est pour cette raison qu’il n’y a aucune personnalité politique dans les premiers signataires et que le texte est porté par un collectif qui n’est affilié à aucun parti. Le choix de Libération répond à une stratégie de mise en lumière. Les tentatives de confusion et de rattachement à tel ou tel ne nous appartiennent pas.

Merci à tous et toutes pour vos soutiens.

QuartiersXXI